Photos : Jean-Luc Morvan
Occitanie

Bastien Mazzoneto, céréalier engagé dans une agriculture responsable

Saint-puy (Gers). C’est dans la ferme familiale que nous avons rencontré Bastien Mazzonetto. Ce jeune agriculteur passionné a repris cette exploitation et s’engage au quotidien à produire du blé de qualité dans le respect de l’environnement.
« Notre terre est une amoureuse, elle colle aux semelles de celui qui la foule », et la famille Mazzonetto le lui rend bien.

Le grand-père d’abord, Olivio de son prénom italien, dit Yves, y a planté la première graine dans les années 1960. Il s'est installé, parti de rien avec son épouse et deux chevaux. Mais, très vite, passionné par les innovations techniques, il a acheté sa première moissonneuse, chose rare à l’époque. C’est ainsi que l’histoire a commencé.

Bastien Mazzonetto, jeune homme de 26 ans au regard perçant, s’est joint au GAEC familial en 2011. Il sortait d’un BTS agricole et n’avait rien prévu d’autre : « cela a toujours été pour moi une évidence », sa voie était tracée. Il saisit alors une poignée de grains, un geste qu’il fait à chaque fin de récolte pour en vérifier la qualité avant d’envoyer un échantillon à la coopérative, « c’est là qu’apparaît le résultat du travail de l’agriculteur »

Aujourd’hui, les champs s’étendent dans les creux et les vallons du relief gascon : des vignes, du blé, du colza, mais aussi de la luzerne porte graines, le temps que la terre se repose. « Comme ça, le sol peut se renouveler tranquillement… »

En ce début novembre, différentes variétés de blé viennent d’être plantées sur 200 hectares. Pour McDonald’s, c’est une variété riche en protéines qui est sélectionnée.

Le blé sera récolté au début de l’été, faisant suite à une fertilisation azotée adaptée aux besoins de la culture et, s’il est victime de ravageurs, un anti limace bio est répandu. S’il y a des pucerons ou des maladies, il faudra traiter, mais avec raison. Ensuite, le blé partira au silo où il sera stocké, puis acheminé jusqu’au moulin pour en faire de la farine. C’est cette farine qui servira aux buns, les pains des sandwichs McDonald’s.

La technologie au service de la précision

Dans les champs environnants, on distingue des sillons bien droits, tracés à l’aide de tracteurs perfectionnés. Comme son grand-père, Bastien a le goût des nouvelles technologies, mais toujours pour ajuster au maximum les interventions.

Pour cela, deux tracteurs sont équipés de GPS de précision. À l’intérieur, un écran pilote le guidage et module l’épandage d’engrais. La parcelle est cartographiée directement. Différentes couleurs indiquent la quantité d’engrais à apporter… à 1 cm près pour le tracteur le plus moderne relié à une balise RTK permettant de repérer le positionnement avec précision. Le volant tourne tout seul, Bastien est là pour la surveillance. « Ma passion, ce sont toutes ces innovations technologiques, elles facilitent le travail, le précisent. »

Mais avant d’aller dans les champs, il a fallu compter sur l’intelligence humaine pour prendre les bonnes décisions. « Les outils nous donnent des indications, mais c’est toujours nous qui décidons. » Pour chaque parcelle, des cartes sont établies sur ordinateur en fonction d’une entrée précise : le relief, la qualité de la terre, la dose d’azote apportée… Toutes ces données sont ensuite compilées et discutées lors de réunions à la coopérative Val de Gascogne qui dispense des conseils sur la stratégie agricole à adopter.

McDonald‘s, moteur d’une stratégie agroécologique

Cette stratégie agroécologique, McDonald’s en est aussi le moteur avec un cahier des charges rigoureux : « réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver les ressources en eau et contribuer au maintien de la biodiversité sont trois axes majeurs dans cette stratégie », précise Jean-François Colomes de la coopérative Val de Gascogne. Pour favoriser la biodiversité, la famille Mazzonetto plante 400 mètres de haies tous les ans sur l’exploitation, afin d’attirer des animaux et des pollinisateurs.

D’ailleurs, Bastien n’est pas contre l’idée d’implanter quelques ruches autour des parcelles de tournesol, car « la présence d’abeilles est un bon indicateur de la qualité du sol », et, pourquoi pas, renouer le dialogue entre apiculteur et agriculteur.

« Moi, je rêve d’associer le conventionnel et le bio. Je suis certain que si on assimile les deux, on peut faire une agriculture responsable et très saine », nous explique Bastien. À côté de lui, le chien Rocky virevolte au milieu des machines. Ce curieux mélange de modernité et de tradition se marie bien chez les Mazzonetto, dont le nom est floqué sur les sweat-shirts et imprimé un peu partout sur l’exploitation.

Non pas comme une marque, mais plutôt comme une fierté, la fierté du blé bien fait, et, juste en dessous de leur nom, figure toujours la mention « agriculture de précision », car c'est là que se lisent toute la passion et le savoir-faire de cette famille d'agriculteurs : dans la précision.
McDonald’s a contribué à l’activité de plus de 56 000 agriculteurs pour ses principales filières (boeuf, poulet, blé, salade, pomme de terre) dont plus de 42 000 en France*. *Estimations sur la base du volume de produits achetés en 2016
Quelques exemples de la contribution locale de l’enseigne :
  • Dans le Gers, 2100 hectares de blé ont été contractualisé, participant ainsi aux approvisionnements européens de la filière blé de l’enseigne. Ce sont des surfaces de tomates charnues dans le Lot-et-Garonne, et de pommes dans le Tarn.
  • Dans le Tarn, un abattoir fournit de la viande bovine au principal fournisseur de steak-hachés de l’enseigne.
  • En Haute-Garonne et dans le Lot, des entreprises agroalimentaires ont fourni l’enseigne en confitures et fromages.
Venez découvrir nos filières et échanger avec nous sur notre stand au Salon International de l’Agriculture,
du 25 février au 5 mars 2017, à Paris, Porte de Versailles.